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Hommage à Jean Ferrat

Hommage à Jean Ferrat

disparition de Jean Ferrat. 14 mars 2010


Un GranD Monsieur, que j'ai eu le bonheur de rencontrer plusieurs fois.
2 septembre 1998 - Hommage à Jean Ferrat par 600 choristes des "Fous Chantants" d'Alès.

  • J'ai choisi de ne pas faire de dessin humoristique ce dimanche 14 mars. J'éprouve une très grande peine avec la disparition de Jean Ferrat, que j'ai adoré en tant que chanteur et pour qui j'ai eu l'occasion de travailler plusieurs fois.

  • Une première fois en 1973, au Théâtre Municipal d'Alès qui venait d'être inauguré. J'y étais technicien et j'ai pu apprécier les qualités de coeur et le professionnalisme de Jean Ferrat. Une vedette présente dès 9 heures du matin, attentive à tous, testant la scène en s'excusant auprès des techniciens de peut-être déranger, je n'avait JAMAIS vu ça, je n'ai jamais revu ça après !

  • Une seconde fois lors de l'hommage que lui ont rendu les 600 choristes du Grand Choeur des Cévennes. le spectacle se déroulait aux arènes d'Alès. Environ 6000 spectateurs. J'y tenais le rôle de "fil rouge" entre les chansons que le choeur interprétait.

  • Je me souviens de la chanson "la Complainte de Pablo Néruda" : comme un orchestre de musique des Andes, les "Pueblo", venait se joindre à l'orchestre et aux choeurs, on m'avait demandé de préparer un texte un petit peu plus long pour leur donner le temps d'installer leurs instruments. J'ai vidé mon coeur en disant ce que je pensais des Fascismes renaissants. Je concluais ce texte par une vanne bien sentie contre le Front National. Les 6000 spectateurs m'ont fait une véritable ovation. Au premier rang, je voyais Jean Ferrat debout, applaudissant à tout rompre. Un énorme souvenir pour moi. Et pour lui aussi, très certainement. C'était le 2 septembre 1998.

  • Aujourd'hui, j'ai le coeur gros. Je n'ai plus eu l'occasion de le revoir et c'est dommage. Il est de ces hommes dont on regrette de ne pas avoir pu aller jusqu'à l'amitié. Un homme qui me conforte dans ma décision de résister encore et toujours...

  • Adieu, Jean.

     

 

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